"Writing would be very sad if one never deviated from the plan."
Giorgio Agamben
Bonjour !
Voici un extrait de CONDIMENTS !
Bientôt sur cette même page la suite de ce premier chapitre, en quelques pages pour vous faire patienter avant sa sortie officielle en Janvier.
La campagne de précommandes est encore ouverte alors n'hésitez pas à le précommander pour l'avoir en avant-première !
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Extrait
— « C'est bien vous qui vendez des perroquets ? »
D’aucuns auraient trouvé la question anodine mais pas Jack Brown. L’homme ne s'était pas démonté devant le mutisme de son correspondant et avait répété avec cette même douceur doublée d'un fort accent Asiatique « C'est bien vous qui vendez des perroquets ?». Il fallait jouer le jeu, ne rien laisser paraître de l'excitation et répondre d'un ton sec « oui ». La voix au bout du fil semblait jeune, la trentaine peut-être. Il y eut le déclic d'un briquet allumant une cigarette et un long silence durant lequel l'homme devait tirer quelques bouffées de son clope.
— Nous devons nous rencontrer aujourd'hui à 18h passage de Pékin.
Jack allait répondre mais l'homme raccrocha sans lui en laisser le temps. Il jeta un coup d'œil inquiet sur sa montre alors même que ses pensées se bousculaient sans ménagement, décomposant son visage et faisant pâlir son teint comme s’il venait d’apercevoir un fantôme qu’il pensait évaporé dans les méandres de sa mémoire. Sans hésiter, il se dirigea vers la porte d’entrée qu’il referma derrière lui à double tour. Il ne prit pas le bus comme à l’accoutumée, sans doute pour limiter les risques de retard. Le métro bondé, ne laissait aucune place vacante. La succession des stations n'était certainement pas assez rapide pour que Jack ait ainsi les yeux rivés sur sa montre, le front plissé, les mains moites et l’allure d’un automate dont on venait tout juste de remonter le mécanisme. Les rues s’entrecroisaient les unes les autres, formant sous ses pas un labyrinthe alambiqué où se perdre eût été un jeu d’enfant s’il n’y avait eu ces immeubles clipsés comme des légos aux angles saillants dont les lignes de fuite le guidaient vers sa destination finale. Essoufflé, il s’adossa à un mur sale à côté d’un magasin fermé par des stores métalliques tagués et observa pendant de longues minutes, à la manière d’un profiler, les allers et venues des passants ordinaires.
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